Mon conseil sur l'anticipation de la transmission
La question qu'on me pose le plus souvent, c'est « est-ce que je ne donne pas trop tôt ? ». Ma conviction est inverse : la grande majorité des familles que j'accompagne donnent trop tard, par prudence ou par tabou. Or attendre coûte cher, et ce coût est invisible tant qu'on ne l'a pas chiffré. Un cycle de donation perdu, un abattement assurance-vie jamais ouvert, c'est de l'argent qui finit au barème des droits de succession.
Mon réflexe, quand un client approche de la soixantaine, c'est de poser à plat les caps qui arrivent : 70 ans pour l'assurance-vie, 80 ans pour le don familial, et le compteur des 15 ans qui tourne en permanence. On bâtit ensuite un calendrier de transmission, étalé, réversible quand c'est possible grâce au démembrement. Anticiper, ce n'est pas se dépouiller. C'est rester maître du tempo plutôt que de le subir.