Frais de succession
Une fois l'abattement déduit, le barème progressif s'applique. Comprendre le calcul des frais de succession et des droits par tranche.
Avant de calculer les droits, le fisc retranche un abattement de la part de chaque héritier. Montants 2026 par lien de parenté, cas du conjoint, du handicap, de la résidence principale et de l'assurance-vie : ce qui réduit, légalement, la facture.
Lorsqu'une succession s'ouvre, le fisc ne taxe pas tout ce que reçoit un héritier. Il commence par retrancher un abattement de sa part, et seul l'excédent entre dans le barème des droits. C'est une mécanique simple en apparence, mais décisive : selon le lien de parenté, l'abattement passe de l'exonération totale pour un conjoint à seulement 1 594 € pour une personne sans lien de famille. Entre les deux, l'enfant bénéficie de 100 000 €, le frère de 15 932 €, le neveu de 7 967 €.
Bien comprendre ces montants, leurs conditions et leur renouvellement change l'ampleur de la facture transmise à vos proches. Sur cette page, nous détaillons les abattements de succession 2026 par bénéficiaire, le cas particulier du handicap, ceux qui s'appliquent à la résidence principale, à l'IFI et à l'assurance-vie, puis comment les anticiper. Nous bâtissons une stratégie dans votre seul intérêt, jamais pour placer un produit.
L'abattement dépend exclusivement du lien entre l'héritier et le défunt. Plus le lien est étroit, plus la franchise est généreuse. Voici les montants applicables en 2026, et ce qu'il faut retenir pour chacun.
Montants en vigueur en 2026. L'abattement personne handicapée se cumule avec l'abattement lié au lien de parenté. Les abattements en ligne directe et entre frères et sœurs se reconstituent tous les 15 ans en matière de donation.
Abattement, en clair
Un abattement n'est pas une réduction de l'impôt à payer. C'est une part de la transmission qui échappe purement et simplement au calcul. On la retranche de l'assiette, puis le barème ne s'applique qu'au reste.
Exemple : un enfant reçoit 250 000 €. On retire son abattement de 100 000 €. La part taxable est de 150 000 €, à laquelle s'applique ensuite le barème progressif des droits de succession. Sans abattement, c'est la totalité des 250 000 € qui aurait été taxée.
Prenons le cas le plus courant : un enfant unique recueille 250 000 € de l'un de ses parents. On retranche d'abord son abattement de 100 000 €, puis le solde traverse le barème progressif des droits en ligne directe, tranche après tranche. Voici le détail du calcul, en montants 2026.
| Étape du calcul | Montant |
|---|---|
| Part reçue par l'enfant | 250 000 € |
| Abattement personnel (enfant) | – 100 000 € |
| Part taxable au barème | 150 000 € |
| Tranche à 5 % (jusqu'à 8 072 €) | 404 € |
| Tranche à 10 % (8 072 à 12 109 €) | 404 € |
| Tranche à 15 % (12 109 à 15 932 €) | 573 € |
| Tranche à 20 % (15 932 à 150 000 €) | 26 814 € |
| Droits de succession dus | ≈ 28 195 € |
Soit un taux effectif d'environ 11 % sur la part reçue, là où la part taxable n'aurait subi aucun droit si elle était restée sous l'abattement. Le même patrimoine transmis à deux enfants serait bien moins taxé : chacun dispose de son propre abattement de 100 000 € et repart aux tranches basses du barème. Et en amorçant une donation de son vivant quinze ans plus tôt, une partie sort déjà de l'assiette.
Un héritier ou légataire frappé d'une infirmité l'empêchant de travailler dans des conditions normales de rentabilité bénéficie d'un abattement supplémentaire de 159 325 €. Sa force vient de son cumul : il s'ajoute à l'abattement de droit commun. Un enfant en situation de handicap recevant une part de son parent cumule ainsi 100 000 € + 159 325 €, soit 259 325 € transmis en franchise totale.
Côté justificatif, l'administration accepte la carte mobilité inclusion mention invalidité, une décision de la MDPH, une pension d'invalidité ou un certificat médical circonstancié, à joindre à la déclaration de succession. Mieux vaut anticiper la constitution de ce dossier : il conditionne directement le montant exonéré.
Lorsqu'elle est encore occupée au jour du décès par le conjoint survivant, le partenaire de PACS, ou un enfant mineur ou protégé du défunt, la résidence principale bénéficie d'un abattement de 20 % sur sa valeur vénale. Cet abattement réduit l'assiette du bien avant l'application des abattements personnels. Il ne se confond pas avec l'abattement IFI de 30 %, que nous détaillons plus bas : l'un concerne les droits de succession, l'autre l'impôt sur la fortune immobilière.
L'impôt sur la fortune immobilière a ses propres règles d'abattement, indépendantes de la succession. La résidence principale y est avantagée, la secondaire non, et le traitement d'un bien loué relève d'une décote au cas par cas plutôt que d'un abattement forfaitaire.
L'abattement IFI de 30 % sur la résidence principale ne vaut que pour une détention en direct : un bien logé dans une SCI ne l'ouvre pas automatiquement. Un point que nous vérifions systématiquement lors d'un bilan.
L'enveloppe qui change la donne
Les capitaux d'une assurance-vie ne passent en principe pas par la succession civile. Ils relèvent d'une fiscalité propre, avec un abattement dédié : 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans, qui se cumule avec les abattements de succession classiques. Au-delà, le prélèvement est de 20 % jusqu'à 852 500 €, puis 31,25 %.
Pour les primes versées après 70 ans, le régime bascule : un abattement global unique de 30 500 €, tous bénéficiaires confondus, mais les gains restent exonérés. Bien rédiger sa clause bénéficiaire et arbitrer le moment des versements relève d'une vraie stratégie.
L'abattement de succession se subit au décès. L'abattement de donation, lui, se pilote : il se reconstitue intégralement tous les 15 ans.
Plus on commence jeune, plus on enchaîne les cycles de 15 ans. Chaque cycle rouvre 100 000 € par enfant et par parent.
L'abattement vaut par parent. Un couple transmet 200 000 € par enfant et par cycle, en pleine franchise.
Donation-partage, démembrement, assurance-vie, SCI : chaque dispositif ajoute son propre abattement à l'ensemble.
On vérifie le compteur des 15 ans, l'usage des abattements déjà consommés et l'équilibre entre héritiers.
L'abattement n'est jamais isolé : il s'articule avec les droits, la donation, l'assurance-vie et la structuration du patrimoine. Voici les leviers qui s'y rattachent.
Une fois l'abattement déduit, le barème progressif s'applique. Comprendre le calcul des frais de succession et des droits par tranche.
L'abattement se recharge tous les 15 ans. Anticiper par la donation de son vivant, c'est multiplier les abattements dans le temps.
Hors succession, l'assurance-vie ajoute son propre abattement. Voir l'assurance-vie en succession et la règle des 70 ans.
Pour sécuriser le conjoint au-delà de l'exonération, la donation entre époux élargit ses droits sur la succession.
Transmettre des parts plutôt qu'un bien permet d'exploiter une décote et de répéter les abattements via la SCI familiale.
29 avis Google, tous 5 étoiles. À Toulouse, Castres et Albi, accompagner sans rien placer.
Tony R.
Avis Google
J'ai eu le plaisir de collaborer avec Florent Cavaillès, fondateur du cabinet Occitea Patrimoine, pour la rédaction d'un article publié sur Forbes Digital. Son professionnalisme, sa rigueur et sa capacité à comprendre les enjeux spécifiques de chaque client sont remarquables. Je vous invite vivement à lire cet article pour découvrir son approche personnalisée et son expertise en gestion de patrimoine. Ce fut un réel plaisir de travailler avec lui et de mettre en lumière son savoir-faire.
octobre 2025
ACQ K.
Avis Google
J'ai eu la chance d'être accompagné par Florent pour mes investissements, et je ne peux que le recommander ! Son expertise, sa pédagogie et sa disponibilité m'ont permis d'y voir plus clair et de prendre les meilleures décisions. Il prend vraiment le temps d'expliquer chaque option et s'assure que tout soit bien compris avant d'avancer. Un vrai professionnel de confiance ! 👌🔝
janvier 2025
Charlotte C.
Avis Google
Florent est un professionnel très compétent et à l'écoute de ses clients. Je suis ravie de pouvoir lui faire confiance et de le conseiller à mes proches.
janvier 2025
Cindy B.
praticienne en Médecine Chinoise
Florent m'a été conseillé par un proche pour avoir des conseils sur le produit structuré. Florent a su expliquer de manière compréhensible et me conseiller avec précisions. Ces conseils ont été au delà des simples renseignements classiques en étudiant mes contrats que j'avais souscrits ailleurs dans des assurances vies ; j'ai ainsi pu optimiser mes placements
août 2024
Olga A.
Avis Google
Mr Cavaillès s'est de quoi il parle. C'est un professionnel avec un grand cœur ! Je vous le recommande mille fois. Avec lui, vous savez où vous allez et à quoi vous attendre. Pas de surprise. Il est droit, réglo, honnête. Vous pouvez y aller les yeux fermés.
mars 2024
Anthony C.
Avis Google
Très satisfait des services apportés par Mr CAVAILLES, une personne alliant compétence, écoute du client, disponibilité et possédant également la capacité de vulgariser très facilement ses propos afin de se faire comprendre de son interlocuteur.
février 2024
Émilie Q.
Avis Google
Florent est un véritable conseiller, à l'écoute, force de proposition. Il m'a trouvé des solutions de placement à titre privé et professionnel en totale adéquation avec mes besoins et attentes
mai 2023
Véronique K.
Avis Google
Nous avons fait appel aux services de Florent pour préparer la succession de notre patrimoine. Nous recommandons ses services. Réactivité et disponibilité très appréciable.
septembre 2023
La question revient à chaque premier rendez-vous. Ma réponse est franche : attendre le décès pour utiliser les abattements, c'est en gaspiller la moitié. L'abattement de succession ne joue qu'une fois, au pire moment. L'abattement de donation, lui, se recharge tous les 15 ans. C'est mathématique : un parent qui commence à 55 ans peut ouvrir deux à trois cycles complets, là où celui qui attend n'en aura qu'un.
Mon rôle n'est pas de vous vendre un contrat, mais de poser le bon calendrier : qui donne, à qui, quand, et avec quel outil. Donation-partage pour figer les valeurs, démembrement pour transmettre la nue-propriété à moindre coût, assurance-vie pour son abattement dédié de 152 500 €. Bien orchestrés, ces abattements se cumulent et font basculer une transmission lourde en une transmission douce. C'est tout l'objet d'un bilan patrimonial fait dans votre seul intérêt.
Florent Cavailles établit le calendrier de vos donations, articule les abattements et structure votre patrimoine pour transmettre au coût le plus juste, dans votre seul intérêt.
Un abattement est une somme retranchée de la part reçue par un héritier avant le calcul des droits de succession. Seul ce qui dépasse l'abattement est taxé. Si un enfant reçoit 90 000 € et que son abattement est de 100 000 €, sa part nette taxable est nulle : il ne paie aucun droit. L'abattement n'est donc pas une réduction d'impôt, mais une franchise appliquée à l'assiette avant le barème.
Chaque enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 € sur la part qu'il reçoit de chacun de ses parents. Pour un couple avec deux enfants, cela représente 400 000 € transmis en franchise de droits (100 000 € par enfant et par parent). Cet abattement se reconstitue tous les 15 ans en matière de donation, ce qui en fait le pivot de toute stratégie de transmission anticipée.
L'abattement supplémentaire de 159 325 € pour personne handicapée s'obtient sur justificatif d'une incapacité de travailler dans des conditions normales de rentabilité, ou, pour un mineur, d'acquérir une instruction ou une formation d'un niveau normal. En pratique, la carte mobilité inclusion mention invalidité, une décision de la MDPH ou un certificat médical circonstancié sont produits dans la déclaration de succession. Cet abattement se cumule avec celui lié au lien de parenté.
Oui, mais il est ciblé. La résidence principale du défunt bénéficie d'un abattement de 20 % sur sa valeur vénale, à condition qu'elle soit occupée à la même date par le conjoint survivant, le partenaire de PACS, ou un enfant (mineur ou protégé) du défunt ou du conjoint. Cet abattement de 20 % réduit l'assiette taxable du bien avant application des abattements personnels et du barème.
Au titre de l'impôt sur la fortune immobilière, la résidence principale détenue en direct bénéficie d'un abattement de 30 % sur sa valeur vénale. Une maison estimée à 800 000 € n'est ainsi retenue que pour 560 000 € dans l'assiette IFI. Attention : cet abattement IFI de 30 % et l'abattement succession de 20 % sont deux dispositifs distincts, qui ne se confondent pas.
La résidence secondaire ne bénéficie d'aucun abattement IFI : elle est retenue pour 100 % de sa valeur vénale. Pour un bien loué, il n'existe pas d'abattement forfaitaire légal, mais une décote d'occupation peut être admise lorsque le bien est grevé d'un bail en cours, généralement de l'ordre de 10 à 20 % selon la nature et la durée du bail. Cette décote doit pouvoir être justifiée.
Oui, et c'est l'un de ses grands intérêts. Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire dispose d'un abattement de 152 500 € sur les capitaux reçus, distinct des abattements de succession classiques. Au-delà, le taux est de 20 % jusqu'à 852 500 € puis 31,25 %. Pour les primes versées après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s'applique, tous bénéficiaires confondus, les gains restant exonérés.
L'abattement applicable aux donations se reconstitue intégralement tous les 15 ans. Une donation consentie il y a plus de 15 ans n'est plus rapportée à la succession et n'entame pas l'abattement disponible au décès. C'est ce qui rend la donation précoce et répétée si efficace : un parent peut, sur une vie, transmettre plusieurs fois 100 000 € par enfant en franchise totale de droits.