LES SITUATIONS QUI REVIENNENT LE PLUS Maison, usufruit, époux, neveu : les cas concrets
Chaque configuration familiale a sa logique de calcul. Voici les quatre questions qui reviennent le plus souvent dans nos rendez-vous.
Les frais de succession sur une maison
Le bien entre dans l'actif pour sa valeur au jour du décès. La résidence principale occupée par le conjoint survivant ou un enfant protégé bénéficie d'un abattement de 20 %. La maison génère aussi des frais de notaire propres et la taxe de publicité foncière.
Le décès de l'usufruitier
Quand un bien a été démembré, le décès de l'usufruitier n'entraîne aucun droit de succession sur ce bien : le nu-propriétaire récupère la pleine propriété en franchise (article 1133 du CGI). C'est le cœur de l'intérêt de la donation de nue-propriété.
La succession entre époux
Le conjoint survivant est totalement exonéré de droits depuis 2007, quelle que soit la valeur. Le partenaire de PACS aussi, à condition d'un testament. Le concubin, lui, reste taxé à 60 % comme un tiers : sa protection passe par d'autres outils.
Les droits pour un neveu ou une nièce
Abattement de 7 967 €, puis 55 % de droits : la transmission à un neveu est lourde. La donation anticipée, l'assurance-vie ou une transmission échelonnée permettent d'en réduire significativement le coût, à condition de s'y prendre tôt.