Les conditions du pacte Dutreil en 2026
Quatre conditions doivent être réunies, et tenues dans le temps. La perte de l'une d'elles peut remettre en cause l'exonération pour l'ensemble de l'opération.
Une activité éligible. La société doit exercer une activité opérationnelle (industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale). Les sociétés dont l'objet principal est la gestion d'un patrimoine mobilier ou immobilier sont exclues. C'est sur ce point que se joue l'éligibilité des holdings, traitée plus bas.
Un engagement collectif de conservation. Avant la transmission, le dirigeant et un ou plusieurs associés signent un engagement de conserver les titres pendant au moins deux ans. Cet engagement doit porter sur un seuil minimal de droits de vote et de droits financiers : 10 % des droits financiers et 20 % des droits de vote pour les sociétés cotées, 17 % des droits financiers et 34 % des droits de vote pour les sociétés non cotées (seuils à vérifier selon la nature de la société et le texte en vigueur).
Un engagement individuel de conservation. Après la transmission, chaque héritier ou donataire s'engage à conserver les titres reçus pendant six années supplémentaires (durée portée de 4 à 6 ans par la loi de finances 2026), décomptées à partir de la fin de l'engagement collectif.
Une assiette recentrée sur l'activité (nouveauté 2026). La loi de finances 2026 a exclu de l'assiette de l'exonération les biens non affectés à l'activité opérationnelle de la société, dits somptuaires : véhicules de tourisme, yachts et aéronefs, objets d'art, bijoux, chevaux de course, vins et alcools, logements et résidences. L'avantage Dutreil ne porte donc plus que sur la valeur réellement professionnelle de l'entreprise.
Une fonction de direction. Pendant la durée de l'engagement collectif et durant les trois ans qui suivent la transmission, l'un des signataires ou l'un des bénéficiaires doit exercer une fonction de direction effective dans la société.