GUIDE · CESSION ET TRANSMISSION D'ENTREPRISE

Céder ou transmettre son entreprise sans subir la fiscalité.

La vente d'une société est souvent l'opération patrimoniale d'une vie. Fiscalité de la plus-value, abattement dirigeant retraite, apport-cession, pacte Dutreil, réemploi du prix : tout ce qu'il faut anticiper, idéalement plusieurs années avant.

Une opération qui se prépare, pas qui se décide.

Vendre son entreprise, c'est convertir le travail de toute une carrière en capital. L'enjeu n'est pas seulement d'obtenir le bon prix : c'est de conserver le maximum après impôt, puis de transformer ce capital en patrimoine qui dure. Or la fiscalité de la cession se joue largement en amont. Une plus-value taxée au prélèvement forfaitaire unique laisse un peu moins de 69 % du gain au cédant ; les mêmes titres, préparés deux ans plus tôt, peuvent être transmis ou cédés avec une charge fiscale bien plus légère.

Trois grandes voies existent : vendre à un tiers, transmettre à ses enfants, ou se racheter à soi-même via une holding (OBO). Chacune a sa logique, son calendrier et ses outils. Notre rôle est de vous aider à choisir la voie alignée sur votre projet de vie, dans votre seul intérêt, sans orientation vers un produit financier particulier.

Les ordres de grandeur

Ce que la fiscalité prélève, et ce qu'on peut éviter.

31,4 % Plus-value au PFU par défaut 12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux (2026)
500 K€ Abattement dirigeant retraite Sur la plus-value, sous conditions de départ
75 % Exonération pacte Dutreil De la valeur transmise, avec engagement de conservation
70 % Réinvestissement apport-cession Du prix à réinvestir sous 3 ans pour garder le report (LF 2026)

La fiscalité de la plus-value de cession.

Lorsqu'un dirigeant vend les titres de sa société, il réalise une plus-value : la différence entre le prix de vente et la valeur d'acquisition des titres. Par défaut, cette plus-value est soumise au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026, qui regroupe 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. C'est le régime le plus simple, mais rarement le plus avantageux pour les patrimoines importants.

Sur option, le cédant peut préférer le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Cette option n'a d'intérêt que pour les titres acquis avant le 1ᵉʳ janvier 2018, qui ouvrent droit à un abattement pour durée de détention pouvant atteindre 65 % (titres détenus plus de huit ans). Au-delà d'un certain niveau de revenu, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus vient alourdir la note. Le choix entre flat tax et barème se calcule au cas par cas.

Régime
Taux global indicatif
Condition principale
Pour qui
PFU (flat tax)
31,4 %
Par défaut sur la plus-value
La plupart des cédants
Barème + abattement durée
19 à 45 %
Titres acquis avant 2018, sur option
Titres anciens, faible TMI
Abattement dirigeant retraite
~24 %
500 000 € d'abattement, départ retraite
Dirigeant partant en retraite
Apport-cession 150-0 B ter
Report total
Apport à une holding avant la vente
Réinvestisseurs / repreneurs
Pacte Dutreil
~75 % exonérés
Transmission familiale, engagement de conservation
Transmission aux enfants
Taux global indicatif 31,4 %
Condition principale Par défaut sur la plus-value
Pour qui La plupart des cédants
Taux global indicatif 19 à 45 %
Condition principale Titres acquis avant 2018, sur option
Pour qui Titres anciens, faible TMI
Taux global indicatif ~24 %
Condition principale 500 000 € d'abattement, départ retraite
Pour qui Dirigeant partant en retraite
Taux global indicatif Report total
Condition principale Apport à une holding avant la vente
Pour qui Réinvestisseurs / repreneurs
Taux global indicatif ~75 % exonérés
Condition principale Transmission familiale, engagement de conservation
Pour qui Transmission aux enfants

Les taux indiqués sont des ordres de grandeur 2026, hors situations particulières. La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et la situation civile peuvent les modifier. Un calcul personnalisé est indispensable avant toute décision.

Notre méthode

Préparer une cession, temps par temps.

La valeur d'une cession se construit en amont. Quatre temps pour transformer une vente subie en opération maîtrisée.

  1. 01

    Cadrer le projet de vie

    Vendre pour faire quoi ensuite ? Retraite, réinvestissement, transmission : le projet d'après dicte la stratégie fiscale.

  2. 02

    Auditer et structurer

    On évalue la société, on identifie les dispositifs applicables (Dutreil, apport-cession, abattement retraite) et leur calendrier.

  3. 03

    Mettre en place en amont

    Holding d'apport, pacte Dutreil, donation : ces outils exigent une antériorité. On les active avant la signature.

  4. 04

    Organiser le réemploi

    Le prix de vente devient un patrimoine : assurance-vie, capitalisation, SCPI, nouveaux projets, dans le respect des reports.

L'abattement du dirigeant qui part en retraite.

Le dirigeant de PME qui cède sa société à l'occasion de son départ en retraite bénéficie d'un dispositif favorable : un abattement fixe de 500 000 € appliqué sur la plus-value, avant imposition. Cet abattement vaut quel que soit le régime choisi (flat tax ou barème), mais il est encadré par des conditions strictes.

Le cédant doit notamment avoir exercé une fonction de direction et détenu les titres pendant au moins cinq ans, cesser toute fonction dans la société et faire valoir ses droits à la retraite dans un délai de deux ans autour de la cession. Le non-respect d'une seule condition fait tomber l'avantage. C'est précisément le type d'opération où le calendrier doit être réglé au mois près : un départ en retraite mal synchronisé avec la vente peut coûter plusieurs dizaines de milliers d'euros. C'est pourquoi la cession d'un dirigeant se prépare en lien étroit avec sa stratégie de retraite.

Un dirigeant qui vend sa société 1,2 million d'euros peut, selon sa situation, voir sa plus-value imposable réduite de moitié grâce au seul abattement retraite, à condition d'avoir réglé le calendrier en amont.

Exemple chiffré

Une même cession à 1,2 M€, deux préparations.

Le cas d'un dirigeant qui cède ses titres 1,2 million d'euros, pour un prix de revient de 50 000 €. À gauche, la cession décidée sans préparation. À droite, la même opération synchronisée avec le départ en retraite, ouvrant droit à l'abattement de 500 000 €. Les montants sont des illustrations.

Poste Cession subie Cession préparée
Prix de cession des titres 1 200 000 € 1 200 000 €
Prix de revient des titres 50 000 € 50 000 €
Plus-value brute 1 150 000 € 1 150 000 €
Abattement dirigeant retraite 0 € 500 000 €
Base imposable 1 150 000 € 650 000 €
Imposition estimée (PFU 31,4 %) 361 100 € 204 100 €
Net après impôt 838 900 € 995 900 €

Écart de net après impôt : 157 000 € pour la seule mise en place du calendrier retraite. Couplé à un apport-cession ou à une transmission Dutreil sur une partie des titres, l'écart se creuse encore.

Trois voies, trois logiques

Vendre, transmettre en famille ou se racheter à soi-même.

Il n'y a pas de bonne réponse universelle. La voie dépend de votre projet, de la présence d'un repreneur familial et de votre besoin de liquidité.

Critère
Vendre à un tiers
Transmettre en famille
OBO (cession à soi-même)
Objectif
Liquidité immédiate
Continuité familiale
Liquidité partielle, garder le contrôle
Fiscalité clé
Plus-value (PFU 31,4 %)
Dutreil (75 % exonérés)
Plus-value + effet de levier holding
Repreneur
Tiers, concurrent, fonds
Enfant(s), associé
Holding créée par le dirigeant
Anticipation
12 à 36 mois
24 mois et plus
12 à 24 mois
Risque principal
Garantie d'actif et de passif
Remise en cause Dutreil
Capacité de remboursement de la dette
Vendre à un tiers Liquidité immédiate
Transmettre en famille Continuité familiale
OBO (cession à soi-même) Liquidité partielle, garder le contrôle
Vendre à un tiers Plus-value (PFU 31,4 %)
Transmettre en famille Dutreil (75 % exonérés)
OBO (cession à soi-même) Plus-value + effet de levier holding
Vendre à un tiers Tiers, concurrent, fonds
Transmettre en famille Enfant(s), associé
OBO (cession à soi-même) Holding créée par le dirigeant
Vendre à un tiers 12 à 36 mois
Transmettre en famille 24 mois et plus
OBO (cession à soi-même) 12 à 24 mois
Vendre à un tiers Garantie d'actif et de passif
Transmettre en famille Remise en cause Dutreil
OBO (cession à soi-même) Capacité de remboursement de la dette

La transmission d'entreprise familiale.

Transmettre l'entreprise à ses enfants plutôt que de la vendre répond à un autre objectif : assurer la continuité de l'outil et le patrimoine professionnel familial. Le levier fiscal central est le pacte Dutreil. Il permet, sous réserve d'un engagement collectif puis individuel de conservation des titres et de la poursuite d'une fonction de direction, d'exonérer 75 % de la valeur de l'entreprise pour le calcul des droits de donation ou de succession.

Une entreprise valorisée 2 millions d'euros n'est ainsi retenue que pour 500 000 € dans l'assiette des droits. En combinant le pacte Dutreil avec une donation en pleine propriété avant 70 ans, le démembrement de propriété et les abattements de droit commun, le coût de la transmission peut devenir très modéré. Le revers de la médaille est l'engagement de conservation : les héritiers s'engagent à garder les titres plusieurs années, sous peine de remise en cause de l'avantage.

L'effet Dutreil en un calcul

2 000 000 € Valeur de l'entreprise transmise
- 75 % Exonération pacte Dutreil
500 000 € Base taxable aux droits de donation

Avant abattement parent-enfant de 100 000 € par parent et par enfant, et avant donation en démembrement qui réduit encore l'assiette. L'engagement collectif de conservation conditionne l'avantage.

Apport-cession et réemploi du prix.

Le dirigeant qui souhaite vendre mais réinvestir le produit de la vente dans de nouveaux projets dispose d'un outil de premier plan : l'apport-cession, encadré par l'article 150-0 B ter du Code général des impôts. Le principe : avant de céder, le dirigeant apporte ses titres à une holding qu'il contrôle. La plus-value d'apport est alors placée en report d'imposition. La holding vend ensuite l'entreprise, encaisse le prix, et le report est maintenu tant que les conditions sont respectées.

La condition centrale concerne le réinvestissement : si la holding réinvestit au moins 70 % du prix de cession dans une activité économique éligible dans un délai de trois ans, en conservant les actifs de remploi au moins cinq ans, le report perdure. Ces seuils ont été durcis par la loi de finances 2026 (auparavant 60 % et deux ans). À défaut, la plus-value devient imposable. C'est un montage exigeant, qui doit être mis en place avant la cession et piloté dans la durée. Bien utilisé, il permet de réinjecter la quasi-totalité du capital dans l'économie réelle sans frottement fiscal immédiat.

Que l'on ait recours ou non à l'apport-cession, la question du réemploi reste décisive. Le prix de vente, une fois la fiscalité réglée, doit être réorganisé en un patrimoine cohérent : enveloppe d'assurance-vie pour la souplesse et la transmission, contrat de capitalisation, immobilier de rendement via les SCPI, ou nouveaux investissements entrepreneuriaux. C'est cette phase, souvent négligée, qui détermine ce que la cession laissera réellement à la famille sur le long terme.

Les dispositifs fiscaux évoqués (apport-cession, pacte Dutreil, abattement dirigeant retraite) obéissent à des conditions strictes susceptibles d'évoluer et de remise en cause en cas de non-respect. Les exemples chiffrés sont des illustrations et ne valent pas conseil personnalisé. Toute opération de cession ou de transmission doit faire l'objet d'une étude adaptée à votre situation, en lien avec votre notaire et votre expert-comptable.

Estimation de valorisation

Quelle pourrait être la valeur de votre entreprise ?

Une fourchette indicative, fondée sur un multiple d'excédent brut d'exploitation retraité de votre rémunération. Quelques chiffres suffisent.

Estimation indicative et automatisée. Elle ne constitue ni un conseil, ni une évaluation, ni une offre. Une valorisation réelle nécessite un audit personnalisé.

Avis clients

Des dirigeants qui nous ont fait confiance.

29 avis Google, tous 5 étoiles. Un accompagnement patrimonial à Toulouse, Castres et Albi, jusque dans les opérations les plus structurantes.

29 avis Google
5/5 note moyenne
100% recommandent

Benjamin F.

Avis Google

★★★★★
J'ai fait appel à Florent pour des conseils stratégiques sur ma situation personnelle, en seulement quelques minutes, il a parfaitement compris ma ligne directrice et m'a proposé des solutions adaptées avec un suivi à court, moyen et long terme, au top 👌🏼

juin 2026

Anaïs C.

Avis Google

★★★★★
Très bon rendez-vous, explications claires, précises et personnalisées. Professionnel à l'écoute. Je recommande.

mars 2026

Aurélie S.

Avis Google

★★★★★
Des échanges constructifs avec Florent Cavaillès. Cela nous a permis de nous questionner, de nous projeter... merci à lui pour sa disponibilité et ses conseils !

mars 2026

Thierry B.

Avis Google

★★★★★
Bonjour, Je recommande ce cabinet pour ces conseils en matière d'investissement et de patrimoine. Merci, Cordialement, Thierry

mai 2024

Tony R.

Avis Google

★★★★★
J'ai eu le plaisir de collaborer avec Florent Cavaillès, fondateur du cabinet Occitea Patrimoine, pour la rédaction d'un article publié sur Forbes Digital. Son professionnalisme, sa rigueur et sa capacité à comprendre les enjeux spécifiques de chaque client sont remarquables. Je vous invite vivement à lire cet article pour découvrir son approche personnalisée et son expertise en gestion de patrimoine. Ce fut un réel plaisir de travailler avec lui et de mettre en lumière son savoir-faire.

octobre 2025

ACQ K.

Avis Google

★★★★★
J'ai eu la chance d'être accompagné par Florent pour mes investissements, et je ne peux que le recommander ! Son expertise, sa pédagogie et sa disponibilité m'ont permis d'y voir plus clair et de prendre les meilleures décisions. Il prend vraiment le temps d'expliquer chaque option et s'assure que tout soit bien compris avant d'avancer. Un vrai professionnel de confiance ! 👌🔝

janvier 2025

Charlotte C.

Avis Google

★★★★★
Florent est un professionnel très compétent et à l'écoute de ses clients. Je suis ravie de pouvoir lui faire confiance et de le conseiller à mes proches.

janvier 2025

Cindy B.

praticienne en Médecine Chinoise

★★★★★
Florent m'a été conseillé par un proche pour avoir des conseils sur le produit structuré. Florent a su expliquer de manière compréhensible et me conseiller avec précisions. Ces conseils ont été au delà des simples renseignements classiques en étudiant mes contrats que j'avais souscrits ailleurs dans des assurances vies ; j'ai ainsi pu optimiser mes placements

août 2024

L'avis de Florent

Le moment de la vente est le pire moment pour s'en occuper.

J'ai vu des dirigeants exceptionnels dans leur métier arriver à la table de cession sans préparation patrimoniale. Ils avaient passé vingt ans à bâtir une entreprise, et trois semaines à réfléchir à ce qu'ils en feraient. Résultat : une plus-value taxée au maximum, et un capital placé dans la précipitation.

La cession ne se prépare pas le jour de la signature. Les dispositifs qui changent tout, le pacte Dutreil, la holding d'apport, l'abattement retraite, exigent tous une antériorité. Mon conseil est toujours le même : parlons-en deux ou trois ans avant. Pas pour vendre un produit, mais pour que la vente vous laisse le maximum, et que ce maximum devienne un patrimoine qui tient dans le temps.

Florent Cavailles
Florent Cavailles Gérant fondateur · Occitea Patrimoine

Préparer la cession ou la transmission de votre entreprise

Florent Cavailles évalue votre situation, identifie les dispositifs applicables et organise le calendrier de l'opération, dans votre seul intérêt.

Demander un premier échange Découvrir l'accompagnement MFO
À VOS QUESTIONS

Vos questions sur la cession d'entreprise

Par défaut, la plus-value réalisée lors de la vente des titres d'une société est soumise au prélèvement forfaitaire unique (PFU), soit 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Sur option globale, le barème progressif de l'impôt sur le revenu reste possible, avec d'éventuels abattements pour durée de détention sur les titres acquis avant 2018. À cela peut s'ajouter la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, jusqu'à 4 % au-delà de 500 000 € de revenu fiscal de référence pour un couple. L'arbitrage dépend de votre tranche marginale, de l'ancienneté des titres et de votre projet après la vente.

Plusieurs leviers existent, à activer en amont. Le dirigeant qui part en retraite bénéficie d'un abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value, sous conditions. Celui qui veut réinvestir peut apporter ses titres à une holding avant la vente (apport-cession, article 150-0 B ter) pour placer la plus-value en report d'imposition. La transmission familiale via un pacte Dutreil exonère jusqu'à 75 % de la valeur des droits. Ces dispositifs ne se cumulent pas tous et obéissent à un calendrier strict : c'est l'anticipation qui fait la différence, pas la décision prise la veille de la signature.

L'apport-cession consiste à apporter les titres de sa société à une holding que l'on contrôle, avant de céder l'entreprise. La plus-value d'apport est placée en report d'imposition : elle n'est pas taxée tant que certaines conditions sont respectées. Si la holding réinvestit au moins 70 % du prix de cession dans une activité économique éligible dans les trois ans, et conserve les actifs de remploi au moins cinq ans, le report est maintenu (seuils relevés par la loi de finances 2026). C'est un outil puissant pour réinjecter le produit de la vente dans de nouveaux projets sans frottement fiscal immédiat. Le montage se prépare plusieurs mois avant la cession.

La transmission familiale combine un volet humain (préparer le repreneur, organiser la gouvernance) et un volet fiscal. Le pacte Dutreil permet, sous engagement collectif puis individuel de conservation des titres, une exonération de 75 % de la valeur transmise pour le calcul des droits de donation ou de succession. Couplé à une donation en pleine propriété avant 70 ans et au démembrement, il peut réduire très fortement le coût de la transmission. La réussite tient surtout à l'anticipation : un pacte Dutreil se met en place plusieurs années avant l'opération.

Idéalement deux à trois ans. Ce délai permet de structurer la société pour la rendre cédable, de mettre en place les dispositifs fiscaux qui exigent une antériorité (pacte Dutreil, holding d'apport, durée de détention), de valoriser l'entreprise et de préparer l'après. Une cession décidée dans l'urgence laisse peu de marge d'optimisation et expose souvent à une fiscalité maximale. Plus tôt le projet est cadré, plus large est l'éventail des solutions.

Le réemploi du prix est aussi important que la vente elle-même : c'est lui qui transforme un capital ponctuel en patrimoine durable. Selon vos objectifs, le produit de la cession peut alimenter une assurance-vie, un contrat de capitalisation, des SCPI, un investissement dans de nouvelles entreprises ou un projet immobilier. Quand un apport-cession a été réalisé, le réinvestissement obéit à des règles précises pour conserver le report d'imposition. Nous accompagnons cette phase au même titre que la préparation de la vente.