Le PER, votre épargne déductible
Verser sur un plan d'épargne retraite réduit votre revenu imposable aujourd'hui et constitue un capital ou une rente demain. Le levier numéro un pour un dirigeant fortement fiscalisé.
Le chef d'entreprise touche souvent une pension faible au regard de ses revenus d'activité. PER, cession de l'entreprise, dividendes, immobilier : comment combler l'écart et organiser sa sortie, sans biais commercial.
Pendant vingt ou trente ans, un chef d'entreprise concentre son énergie, sa trésorerie et son temps sur son activité. Sa retraite personnelle, elle, passe souvent au second plan. Le résultat est presque toujours le même : au moment de s'arrêter, le dirigeant découvre une pension obligatoire qui couvre rarement plus de la moitié de ses derniers revenus, parfois beaucoup moins lorsqu'il s'est versé peu de salaire et beaucoup de dividendes.
Préparer sa retraite quand on dirige, ce n'est donc pas choisir un produit. C'est articuler plusieurs leviers : l'épargne retraite déductible, la valeur de l'entreprise au moment de sa cession, des revenus immobiliers qui prennent le relais, et une réserve liquide pour les imprévus. Notre rôle est d'assembler ces pièces dans votre seul intérêt.
CE QUE DIT LA RÉALITÉ
Avant même de parler placements, le statut social du dirigeant fixe le cadre. Le gérant majoritaire de SARL relève du régime des travailleurs non salariés : il cotise moins, ce qui libère de la trésorerie, mais accumule des droits plus limités. Le président de SAS et le gérant minoritaire sont assimilés salariés : charges plus lourdes, mais droits plus généreux au régime général et à la retraite complémentaire Agirc-Arrco.
Il n'y a pas de bon ou de mauvais statut dans l'absolu : il y a une cohérence à trouver entre le coût immédiat des cotisations, les droits qu'elles génèrent, et votre capacité à épargner par ailleurs. Le tableau ci-dessous résume les logiques en présence.
Comparatif simplifié des trois statuts les plus fréquents. Les seuils précis se vérifient au cas par cas.
Aucun de ces leviers ne suffit seul. C'est leur articulation, calée sur votre horizon et votre fiscalité, qui construit une retraite à la hauteur de votre niveau de vie.
Verser sur un plan d'épargne retraite réduit votre revenu imposable aujourd'hui et constitue un capital ou une rente demain. Le levier numéro un pour un dirigeant fortement fiscalisé.
Pour beaucoup, l'entreprise est le principal actif retraite. Préparer sa cession (abattement dirigeant, apport-cession) change tout sur le capital net disponible.
Arbitrer salaire et dividendes, loger les titres dans une holding patrimoniale : la structure de rémunération prépare aussi la retraite et la transmission.
SCI, SCPI ou locatif : des revenus complémentaires réguliers, peu corrélés à l'activité, qui prennent le relais une fois l'entreprise cédée.
Disponible, fiscalement douce après huit ans, transmissible : l'assurance-vie complète le PER là où la liquidité compte.
Pour un dirigeant qui paie beaucoup d'impôt sur le revenu, le plan d'épargne retraite est souvent le levier le plus puissant. Chaque versement vient en déduction du revenu imposable, dans la limite d'un plafond annuel. Plus votre tranche marginale est élevée, plus l'économie d'impôt immédiate est forte. Le capital fructifie ensuite à l'abri de l'impôt jusqu'à la sortie, en capital, en rente, ou les deux.
L'effet est maximal lorsque votre taux d'imposition est plus bas à la retraite qu'en activité, ce qui est fréquent. Le PER se combine avec l'assurance-vie pour garder de la liquidité, et avec l'année de cession de l'entreprise pour neutraliser une partie d'un revenu exceptionnel. C'est exactement ce type d'arbitrage que nous chiffrons, dans votre seul intérêt.
Un gérant à la tranche marginale de 41 % verse 20 000 € sur son PER.
Chiffres illustratifs, hors plafond annuel de déduction et hors fiscalité de sortie. La sortie reste imposable : l'intérêt dépend de l'écart de taux entre activité et retraite. Nous chiffrons votre cas réel.
Pour beaucoup de dirigeants, l'entreprise est le principal actif patrimonial. Sa vente peut transformer la retraite, mais à deux conditions : qu'elle se prépare très en amont, et qu'elle ne soit pas l'unique plan. Une cession dépend du marché, d'un repreneur, d'une conjoncture. En faire le seul filet de sécurité, c'est exposer son niveau de vie futur à un aléa.
Bien préparée, la cession ouvre des dispositifs précieux : abattement pour départ à la retraite du dirigeant, apport-cession via une holding pour reporter l'imposition de la plus-value, réinvestissement structuré. Chaque montage répond à une situation. Le réflexe à garder : construire en parallèle une épargne retraite indépendante de l'entreprise, pour que la vente soit un accélérateur et non une obligation.
Les unités de compte présentent un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les avantages fiscaux du PER dépendent de votre situation et d'une réglementation susceptible d'évoluer. Contenu informatif, sans conseil en investissement personnalisé.
Quatre temps pour transformer un constat inquiétant en trajectoire maîtrisée, sans biais commercial.
On reconstitue vos droits acquis (relevé de carrière), votre statut, votre rémunération et la place de l'entreprise dans votre patrimoine.
On mesure le revenu de remplacement attendu et l'écart avec votre niveau de vie cible. Le besoin réel apparaît en clair.
PER, assurance-vie, immobilier, préparation de cession : on combine les outils selon votre fiscalité et votre horizon, dans votre seul intérêt.
On ajuste l'allocation au fil des marchés, de la loi et de l'avancée de votre projet de transmission ou de vente.
29 avis Google, tous 5 étoiles. Un accompagnement de chefs d'entreprise à Toulouse, Castres et Albi.
Céline L.
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Très pédagogue, tout est bien présenté, et Florent se montre disponible en cas de besoin, je recommande
octobre 2023
Jacques C.
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Super. Le contenu est très clair et présente bien les différents services que tu propose... félicitations et à bientôt pour d'autres échanges....
mai 2023
Mel I.
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Professionnel, pedaguo, dispo et à l'écoute merci pour les conseils.
décembre 2023
Clément B.
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Satisfait du conseil en gestion et également du placement proposé. Je recommande cette entreprise!
janvier 2023
Coralie M.
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Merci Florent pour vos conseils avisés et vos explications
décembre 2023
Adrien B.
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Conseiller à l'écoute et compétent. Je recommande !
mai 2023
Émilie P.
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Travail sérieux, dirigeant impliqué et réactif. Je recommande
mai 2023
Benjamin M.
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Conseiller à l'écoute et compétent. Je recommande
novembre 2023
Je vais être direct : le bon moment, c'était il y a dix ans. Le deuxième meilleur moment, c'est maintenant. La plupart des dirigeants que je rencontre viennent me voir à trois ou quatre ans de l'arrêt, persuadés que la vente de leur société réglera tout. Parfois oui. Souvent, le prix net après impôt et après remboursement des comptes courants ne couvre pas le train de vie espéré sur vingt-cinq ans de retraite.
Mon conseil tient en une phrase : ne suspendez jamais votre retraite personnelle à un seul événement. Construisez une épargne retraite déductible chaque année, gardez une réserve liquide, préparez la cession en amont pour activer les bons abattements, et faites de la vente un bonus, pas un sauvetage. C'est moins spectaculaire qu'un coup gagnant, mais c'est ce qui fait dormir tranquille. Vous connaissez précisément ma rémunération avant toute recommandation, et je n'ai aucun intérêt à vous orienter vers tel ou tel produit : seulement à ce que les chiffres tombent juste.
Florent Cavailles reconstitue vos droits, chiffre l'écart avec votre niveau de vie cible et bâtit une trajectoire combinant PER, cession et patrimoine, dans votre seul intérêt.
Parce que les régimes obligatoires sont plafonnés et que la stratégie de rémunération du dirigeant joue contre lui à la retraite. Beaucoup de chefs d'entreprise se versent peu de salaire et privilégient les dividendes pour limiter les charges sociales : c'est efficace fiscalement, mais les dividendes ne génèrent pas (ou peu) de droits à la retraite. Résultat, la pension du régime obligatoire couvre souvent 40 à 50 % seulement des derniers revenus d'activité, parfois moins pour un travailleur non salarié. L'écart se comble par une épargne retraite construite en amont et par la valeur de l'entreprise au moment de la cession.
Aucun statut n'est universellement meilleur, tout dépend de l'arbitrage entre coût immédiat et droits futurs. Le travailleur non salarié (gérant majoritaire de SARL) cotise moins, donc dispose de plus de trésorerie pour épargner librement, mais génère des droits retraite plus limités. Le président de SAS ou le gérant minoritaire, assimilés salariés, cotisent davantage et accumulent plus de droits au régime général et à l'Agirc-Arrco, au prix de charges sociales plus lourdes. Le bon choix dépend de votre niveau de revenu, de votre horizon et de votre discipline d'épargne. Un cabinet de gestion de patrimoine compare les deux logiques en toute objectivité.
Pour un dirigeant fortement imposé, le PER est souvent le levier le plus efficace. Les versements sont déductibles du revenu imposable dans la limite d'un plafond annuel, ce qui produit une économie d'impôt d'autant plus forte que la tranche marginale est élevée. Le capital fructifie ensuite à l'abri de l'impôt jusqu'à la sortie, possible en capital, en rente, ou les deux. L'effet est maximal lorsque le taux d'imposition baisse entre la vie active et la retraite. Le PER se combine avec l'assurance-vie pour conserver de la liquidité, et avec la cession de l'entreprise pour lisser l'année de sortie.
L'entreprise est fréquemment le premier actif patrimonial d'un dirigeant, mais en faire l'unique plan retraite est risqué : une cession dépend du marché, d'un repreneur, d'une conjoncture, et n'arrive parfois pas au prix espéré. La bonne approche consiste à préparer la cession très en amont (valorisation, abattement pour départ à la retraite, éventuel apport-cession via une holding) tout en construisant en parallèle une épargne retraite indépendante de l'entreprise. Ainsi, la vente devient un accélérateur, pas une condition de survie financière.
Oui, le rachat de trimestres (années d'études, années incomplètes) est possible et peut permettre d'atteindre le taux plein plus tôt. L'intérêt dépend du coût du rachat, de votre tranche d'imposition (le rachat est déductible) et du nombre d'années qu'il vous reste à cotiser. Pour un dirigeant, ce calcul s'intègre dans une analyse plus large : il est parfois plus rentable d'orienter la même somme vers un PER ou vers la préparation de la cession. Nous chiffrons les deux options avant toute décision.
Les contrats Madelin (épargne retraite des travailleurs non salariés) ne sont plus commercialisés depuis 2020, mais les contrats existants continuent de fonctionner. Vous pouvez les conserver ou les transférer vers un PER, généralement plus souple notamment sur les modalités de sortie (le Madelin imposait une sortie en rente, le PER autorise le capital). Le transfert mérite une analyse au cas par cas : frais, garanties acquises, table de mortalité du contrat. C'est un arbitrage technique que nous étudions dans votre seul intérêt.