RÉDUIRE VOS IMPÔTS · DÉFISCALISATION

Défiscalisation 2026 : choisir le bon levier, pas le bon produit.

Déficit foncier, dispositif Jean Brun, Denormandie, Malraux, Girardin, dons : un panorama clair des dispositifs de défiscalisation, leurs plafonds 2026 et la méthode pour choisir sans subir un placement vendu pour sa carotte fiscale.

LE PRINCIPE

Défiscaliser, ce n'est pas dépenser pour payer moins.

La défiscalisation regroupe l'ensemble des dispositifs légaux qui permettent de réduire son impôt sur le revenu en contrepartie d'un investissement, d'un don ou d'un engagement. Le mot fait rêver, et c'est précisément le problème : trop de contribuables choisissent un produit pour sa carotte fiscale, sans regarder ce qu'il y a vraiment dessous. Une réduction de 5 000 € d'impôt n'a aucun intérêt si elle finance un bien surévalué de 20 000 €.

Notre conviction est simple : la fiscalité doit suivre l'investissement, jamais l'inverse. Un bon dispositif est celui qui sert un projet qui aurait du sens même sans avantage fiscal. C'est vrai pour le plan épargne retraite, le déficit foncier, le dispositif Jean Brun, la loi Denormandie, la Malraux, le Girardin industriel, la location meublée ou les dons. Chacun répond à une situation précise, avec ses plafonds, ses contraintes et ses pièges.

Ce guide passe en revue les principaux leviers de défiscalisation pour les particuliers et les familles, quel que soit le point de départ. Nous n'avons aucun produit à vous placer, seulement un arbitrage à objectiver avec vous.

LES GRANDES FAMILLES

Neuf leviers de défiscalisation, neuf logiques différentes.

De l'immobilier ancien aux dons en passant par l'outre-mer, chaque dispositif a sa cible. Le bon réflexe n'est pas de tous les empiler, mais d'identifier celui qui correspond à votre situation.

  • Le plus courant

    Plan épargne retraite (PER)

    Le levier le plus universel : vos versements se déduisent de votre revenu imposable, dans la limite de votre plafond épargne retraite. Plus votre tranche est haute, plus l’économie est forte. La fiscalité du PER en détail.

  • Sans plafond niche

    Déficit foncier

    Le levier le plus accessible quand vous percevez des loyers nus : les travaux s’imputent sur vos revenus fonciers, puis jusqu’à 10 700 € par an sur votre revenu global imposable.

  • Neuf

    Dispositif Jean Brun

    Le successeur du Pinel, recentré sur le logement intermédiaire. Une réduction d’impôt en contrepartie d’un engagement de location à loyer plafonné. À regarder de près, pas à signer les yeux fermés.

  • Loi Denormandie

    Le Pinel de l’ancien : acheter un bien à rénover dans une ville éligible, réaliser des travaux significatifs, et obtenir une réduction d’impôt sur le prix de revient. Ancien dégradé contre carotte fiscale.

  • Hors plafond

    Loi Malraux

    La défiscalisation des amoureux de la pierre : restaurer un immeuble en secteur protégé ouvre droit à une réduction d’impôt calculée sur le montant des travaux, hors plafond global des niches.

  • One-shot

    Girardin industriel

    Un investissement à fonds perdus en outre-mer qui génère une réduction d’impôt supérieure à la mise (one-shot). Rendement fiscal réel mais risque de requalification : un terrain miné sans sélection rigoureuse.

  • LMNP ou LMP

    La location meublée n’est pas une niche mais un régime : amortir le bien pour neutraliser l’impôt sur les loyers. Choisir entre LMNP et LMP n’a rien d’anodin, fiscalement et socialement.

  • Dons aux associations

    Le levier le plus simple et le plus utile : un don à une association d’intérêt général ouvre droit à une réduction de 66 % (ou 75 % pour l’aide aux personnes en difficulté), dans la limite de plafonds annuels.

  • Défiscalisation par donation

    Transmettre de son vivant, c’est aussi alléger la facture future : abattements renouvelables, démembrement, donation-partage. La donation de son vivant est un levier patrimonial à part entière.

LE LEVIER LE PLUS ACCESSIBLE

Le déficit foncier, l'arme du propriétaire bailleur.

Si vous percevez des loyers issus de biens loués nus, le déficit foncier est souvent votre meilleur allié. Le principe : lorsque les charges déductibles d'un bien (travaux d'entretien et de réparation, intérêts d'emprunt, taxe foncière, assurances) dépassent les loyers encaissés, le déficit qui en résulte vient réduire votre revenu imposable. La part liée aux travaux s'impute d'abord sur vos autres revenus fonciers, puis jusqu'à 10 700 € par an sur votre revenu global.

L'effet est double : vous diminuez votre impôt sur le revenu et vous échappez aux prélèvements sociaux sur la fraction de revenus fonciers ainsi effacée. Le surplus de déficit non imputé se reporte sur vos revenus fonciers des dix années suivantes. Seule contrainte : le bien doit rester loué pendant trois ans après la dernière imputation sur le revenu global.

Exemple chiffré

Marc, dans la tranche à 41 %, achète un appartement ancien et engage 40 000 € de travaux de rénovation. Ses loyers annuels nets de charges courantes s'élèvent à 8 000 €. Les travaux effacent d'abord ces 8 000 € de revenus fonciers, puis 10 700 € s'imputent sur son revenu global. L'économie d'impôt de cette première année avoisine 6 900 € (impôt) + 1 376 € (prélèvements sociaux à 17,2 %), et le solde de travaux se reporte sur les années suivantes. La rénovation a un coût réel ; la fiscalité en absorbe une partie significative.

Point d'attention : seuls les travaux d'entretien, de réparation et d'amélioration sont déductibles. Les travaux de construction, reconstruction ou agrandissement ne le sont pas. La frontière est parfois subtile, et c'est là qu'un mauvais montage transforme une belle opération en redressement.

Vue d'ensemble : réduire vos impôts → SCI à l'IR ou à l'IS ? →
LE SUCCESSEUR DU PINEL

Le dispositif Jean Brun, l'immobilier neuf locatif aidé.

La réduction d'impôt Pinel s'est éteinte fin 2024. Le dispositif Jean Brun a été pensé pour prendre le relais sur le logement locatif intermédiaire : un bien neuf ou assimilé, loué à un loyer plafonné, à des locataires dont les ressources ne dépassent pas certains seuils, dans des zones où la demande locative est forte. En échange d'un engagement de location de plusieurs années, l'investisseur obtient une réduction d'impôt étalée sur la durée.

Le piège est toujours le même que sous le Pinel : le prix du neuf intègre souvent une prime de commercialisation que la réduction d'impôt ne fait que compenser. Autrement dit, un bien payé 15 % trop cher annule l'avantage fiscal. La rentabilité réelle se juge sur le prix au mètre carré rapporté au marché local, pas sur le pourcentage de réduction affiché par le vendeur.

Exemple chiffré

Sophie investit 250 000 € dans un T3 neuf éligible et s'engage à le louer douze ans. Sur la base d'un taux d'aide de l'ordre de 14 %, la réduction d'impôt totale avoisine 35 000 €, soit environ 2 900 € par an pendant douze ans. Si le même bien valait 220 000 € sur le marché de l'ancien rénové, l'écart de prix (30 000 €) absorbe presque tout le gain fiscal : c'est le calcul à poser avant de signer.

Les modalités précises (taux, zonage, plafonds de loyers et de ressources) sont encadrées et susceptibles d'évoluer avec les lois de finances. C'est précisément le type de dispositif à analyser à froid, avec un regard extérieur à celui qui commercialise le programme immobilier.

VUE D'ENSEMBLE

Comparer les dispositifs en un coup d'œil.

Dispositif
Nature de l'avantage
Plafond niches 10 000 €
Engagement
Point de vigilance
PER (versements)
Déduction du revenu imposable
Hors plafond niches
Blocage jusqu'à la retraite
Sortie fiscalisée, capital indisponible (sauf cas de déblocage)
Déficit foncier
Imputation sur le revenu (jusqu'à 10 700 €/an)
Hors plafond
3 ans après imputation
Travaux déductibles uniquement (pas d'amélioration assimilée construction)
Dispositif Jean Brun
Réduction d'impôt sur l'investissement
Dans le plafond
6, 9 ou 12 ans
Loyer et ressources locataires plafonnés
Denormandie
Réduction d'impôt (12 à 21 %)
Dans le plafond
6, 9 ou 12 ans
Ville éligible + travaux ≥ 25 % du coût total
Malraux
Réduction d'impôt (22 ou 30 % des travaux)
Hors plafond
Location nue 9 ans
Secteur protégé, travaux suivis par un ABF
Girardin industriel
Réduction d'impôt one-shot (> mise)
Plafond majoré 18 000 €
5 ans (exploitation)
Risque de reprise si l'exploitant défaille
LMNP (amortissement)
Neutralisation de l'impôt sur les loyers
Hors plafond
Aucun engagement de durée
Statut, seuils de recettes, plus-value à la revente
Dons (IR)
Réduction 66 % ou 75 %
Hors plafond
Aucun
Plafonds annuels (20 % du revenu / 1 000 € à 75 %)
Nature de l'avantage Déduction du revenu imposable
Plafond niches 10 000 € Hors plafond niches
Engagement Blocage jusqu'à la retraite
Point de vigilance Sortie fiscalisée, capital indisponible (sauf cas de déblocage)
Nature de l'avantage Imputation sur le revenu (jusqu'à 10 700 €/an)
Plafond niches 10 000 € Hors plafond
Engagement 3 ans après imputation
Point de vigilance Travaux déductibles uniquement (pas d'amélioration assimilée construction)
Nature de l'avantage Réduction d'impôt sur l'investissement
Plafond niches 10 000 € Dans le plafond
Engagement 6, 9 ou 12 ans
Point de vigilance Loyer et ressources locataires plafonnés
Nature de l'avantage Réduction d'impôt (12 à 21 %)
Plafond niches 10 000 € Dans le plafond
Engagement 6, 9 ou 12 ans
Point de vigilance Ville éligible + travaux ≥ 25 % du coût total
Nature de l'avantage Réduction d'impôt (22 ou 30 % des travaux)
Plafond niches 10 000 € Hors plafond
Engagement Location nue 9 ans
Point de vigilance Secteur protégé, travaux suivis par un ABF
Nature de l'avantage Réduction d'impôt one-shot (> mise)
Plafond niches 10 000 € Plafond majoré 18 000 €
Engagement 5 ans (exploitation)
Point de vigilance Risque de reprise si l'exploitant défaille
Nature de l'avantage Neutralisation de l'impôt sur les loyers
Plafond niches 10 000 € Hors plafond
Engagement Aucun engagement de durée
Point de vigilance Statut, seuils de recettes, plus-value à la revente
Nature de l'avantage Réduction 66 % ou 75 %
Plafond niches 10 000 € Hors plafond
Engagement Aucun
Point de vigilance Plafonds annuels (20 % du revenu / 1 000 € à 75 %)

Données indicatives 2026, susceptibles d'évoluer selon la loi de finances. Plafonds et taux à vérifier au cas par cas.

DÉFISCALISER DANS L'ANCIEN

Denormandie et Malraux : la pierre de caractère contre l'impôt.

La loi Denormandie, le Pinel de l'ancien

La loi Denormandie reprend la logique du Pinel mais l'applique à l'ancien à rénover. Vous achetez un logement dans l'une des communes éligibles (centres anciens dégradés, programmes Action Cœur de Ville), vous y réalisez des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l'opération, et vous vous engagez à le louer. En contrepartie, vous bénéficiez d'une réduction d'impôt de 12, 18 ou 21 % du prix de revient (plafonné à 300 000 €) selon que vous louez 6, 9 ou 12 ans.

L'intérêt est réel pour qui veut conjuguer revalorisation d'un bien ancien, revenus locatifs et avantage fiscal. Le risque tient à l'emplacement et au chiffrage des travaux : un bien mal situé reste un mauvais bien, réduction d'impôt ou non.

La loi Malraux, pour les amoureux du patrimoine

La loi Malraux s'adresse aux contribuables fortement imposés qui financent la restauration complète d'immeubles situés en site patrimonial remarquable. La réduction d'impôt atteint 22 ou 30 % du montant des travaux selon la zone, dans la limite de 400 000 € de dépenses étalées sur quatre ans. Avantage majeur : elle échappe au plafond global des niches fiscales de 10 000 €.

En contrepartie, l'opération est encadrée : travaux suivis par un architecte des Bâtiments de France, engagement de location nue pendant neuf ans, et une exigence patrimoniale qui suppose d'aimer la pierre autant que l'économie d'impôt. C'est une défiscalisation de conviction.

Critère Denormandie Malraux
Type d'avantageRéduction de 12 à 21 %Réduction de 22 ou 30 %
Base de calculPrix de revient (achat + travaux)Montant des travaux uniquement
Plafond de dépenses300 000 €400 000 € sur 4 ans
Plafond niches 10 000 €Soumis au plafondHors plafond
Travaux requis≥ 25 % du coût totalRestauration complète, suivi ABF
Engagement location6, 9 ou 12 ans9 ans (location nue)

Deux logiques distinctes : la Denormandie cherche le rendement locatif dans l'ancien à rénover, la Malraux récompense la restauration patrimoniale d'un foyer fortement imposé. Pour un dirigeant cherchant plutôt à structurer ses revenus, voir aussi la holding patrimoniale.

Notre méthode

Comment nous choisissons un dispositif avec vous.

Quatre temps pour transformer une intention de défiscalisation en décision éclairée, sans biais commercial.

  1. 01

    On part de votre fiscalité réelle

    Tranche marginale, nature de vos revenus, impôt déjà payé : on chiffre le potentiel avant de parler dispositif.

  2. 02

    On qualifie l'investissement d'abord

    Le projet tiendrait-il debout sans avantage fiscal ? Si la réponse est non, on écarte. La carotte ne sauve pas un mauvais bien.

  3. 03

    On compare sans biais commercial

    On confronte les dispositifs sur leurs mérites réels : rendement net, risque, plafonds, contraintes. Aucun intérêt commercial ne guide le choix.

  4. 04

    On articule avec le reste

    Un dispositif se loge dans une stratégie globale : revenus, retraite, transmission. On évite l'empilement de niches incohérentes.

LES AUTRES LEVIERS

PER, Girardin, location meublée, dons et donation.

Le plan épargne retraite, la défiscalisation de tous les jours

C'est le levier le plus large, parce qu'il ne suppose ni travaux, ni montage, ni immobilier : les sommes versées sur un plan épargne retraite se déduisent de votre revenu imposable, dans la limite de votre plafond épargne retraite (généralement 10 % de vos revenus professionnels). L'économie d'impôt est proportionnelle à votre tranche marginale : un versement de 5 000 € fait gagner 1 500 € à 30 %, 2 050 € à 41 %. En contrepartie, l'épargne reste bloquée jusqu'à la retraite (hors cas de déblocage anticipé) et la sortie est fiscalisée. C'est un report d'imposition autant qu'une réduction, à arbitrer selon l'écart de tranche entre aujourd'hui et la retraite.

Fiscalité du PER → Le plan épargne retraite →

Le Girardin industriel, un rendement fiscal sous condition

Le Girardin industriel est une mécanique singulière : vous investissez à fonds perdus dans du matériel industriel exploité en outre-mer et vous obtenez, dès l'année suivante, une réduction d'impôt supérieure à votre mise. L'opération est dite one-shot : pas de revenus, pas de capital récupéré, seulement un gain fiscal net. Pour un foyer très imposé, le rendement peut être attractif. Mais le risque de reprise existe si l'exploitant défaille ou si le montage est mal ficelé : la sélection du monteur est ici déterminante.

LMNP ou LMP : amortir pour neutraliser l'impôt

La location meublée n'est pas une niche fiscale au sens strict, mais un régime fiscal redoutablement efficace. En amortissant le bien et le mobilier, le loueur en meublé non professionnel (LMNP) peut neutraliser, légalement, l'impôt sur ses loyers pendant de longues années. Le passage en loueur professionnel (LMP), au-delà de 23 000 € de recettes annuelles dépassant vos autres revenus d'activité, ouvre d'autres portes (imputation des déficits, exonération de plus-value sous conditions) mais déclenche des cotisations sociales. Le choix entre les deux statuts mérite une analyse dédiée.

Guide LMNP 2026 →

Les dons aux associations, la défiscalisation utile

C'est le levier le plus simple et le plus vertueux. Un don à un organisme d'intérêt général ouvre droit à une réduction d'impôt de 66 % du montant versé, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Pour les dons aux associations d'aide aux personnes en difficulté, le taux grimpe à 75 % dans la limite d'un plafond spécifique réévalué chaque année. Aucun risque financier, un report possible sur cinq ans en cas de dépassement, et une utilité sociale directe.

Don versé Réduction à 66 % (intérêt général) Réduction à 75 % (aide aux personnes)
500 €330 € d'impôt en moins375 € d'impôt en moins
1 000 €660 € d'impôt en moins750 € d'impôt en moins
3 000 €1 980 € d'impôt en moins2 250 € d'impôt en moins (dans la limite du plafond 75 %)

Exemple indicatif : la réduction s'impute directement sur l'impôt dû. Au-delà du plafond propre à chaque taux, le surplus bascule sur le régime à 66 % ou se reporte sur cinq ans.

La défiscalisation par donation

Donner de son vivant, c'est anticiper la fiscalité de la transmission. Les abattements se renouvellent tous les quinze ans, le démembrement permet de transmettre la nue-propriété à coût fiscal réduit, et la donation-partage fige la valeur des biens donnés. Ce n'est pas une niche annuelle, mais un levier patrimonial de fond qui réduit la facture successorale future. Il se prépare bien en amont.

Donation de son vivant → Transmettre votre patrimoine →

Les dispositifs de défiscalisation présentés ici comportent des contraintes et, pour certains (Girardin industriel, investissement locatif), un risque de perte en capital ou de reprise de l'avantage fiscal. Les plafonds, taux et conditions évoluent avec les lois de finances. Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Une étude au cas par cas est indispensable avant tout engagement.

Les repères 2026 à garder en tête

10 700 € Déficit foncier imputable chaque année sur le revenu global
10 000 € Plafond global annuel des niches fiscales (hors Malraux, déficit foncier)
66 / 75 % Réduction d'impôt pour un don selon le type d'organisme
17,2 % Prélèvements sociaux effacés sur les revenus fonciers neutralisés (taux maintenu 2026)
L'avis de Florent

Le piège de la défiscalisation, et comment l'éviter.

J'ai vu trop de dossiers où la réduction d'impôt avait servi d'anesthésiant : un bien acheté trop cher, un montage outre-mer mal sélectionné, une niche empilée sur une autre sans cohérence. Le réflexe « je paie trop d'impôts, trouvez-moi une défiscalisation » conduit presque toujours à de mauvaises décisions, parce qu'il inverse l'ordre des choses.

Ma règle est simple : un dispositif n'a de valeur que si l'investissement qu'il finance tiendrait debout sans l'avantage fiscal. Le déficit foncier sur un bien que vous auriez rénové de toute façon, un don à une cause qui vous tient à cœur, une donation préparée pour vos enfants : voilà de la bonne défiscalisation. Une réduction d'impôt n'est jamais qu'un bonus. Si elle devient le seul argument, méfiez-vous : c'est souvent qu'on essaie de vous faire oublier le reste.

Florent Cavailles
Florent Cavailles Gérant fondateur · Occitea Patrimoine
Avis clients

Ils ont remis la fiscalité à sa place.

29 avis Google, tous 5 étoiles. Un conseil patrimonial à Toulouse, Castres et Albi, dans votre seul intérêt.

29 avis Google
5/5 note moyenne
100% recommandent

Thierry B.

Avis Google

★★★★★
Bonjour, Je recommande ce cabinet pour ces conseils en matière d'investissement et de patrimoine. Merci, Cordialement, Thierry

mai 2024

Tony R.

Avis Google

★★★★★
J'ai eu le plaisir de collaborer avec Florent Cavaillès, fondateur du cabinet Occitea Patrimoine, pour la rédaction d'un article publié sur Forbes Digital. Son professionnalisme, sa rigueur et sa capacité à comprendre les enjeux spécifiques de chaque client sont remarquables. Je vous invite vivement à lire cet article pour découvrir son approche personnalisée et son expertise en gestion de patrimoine. Ce fut un réel plaisir de travailler avec lui et de mettre en lumière son savoir-faire.

octobre 2025

ACQ K.

Avis Google

★★★★★
J'ai eu la chance d'être accompagné par Florent pour mes investissements, et je ne peux que le recommander ! Son expertise, sa pédagogie et sa disponibilité m'ont permis d'y voir plus clair et de prendre les meilleures décisions. Il prend vraiment le temps d'expliquer chaque option et s'assure que tout soit bien compris avant d'avancer. Un vrai professionnel de confiance ! 👌🔝

janvier 2025

Charlotte C.

Avis Google

★★★★★
Florent est un professionnel très compétent et à l'écoute de ses clients. Je suis ravie de pouvoir lui faire confiance et de le conseiller à mes proches.

janvier 2025

Cindy B.

praticienne en Médecine Chinoise

★★★★★
Florent m'a été conseillé par un proche pour avoir des conseils sur le produit structuré. Florent a su expliquer de manière compréhensible et me conseiller avec précisions. Ces conseils ont été au delà des simples renseignements classiques en étudiant mes contrats que j'avais souscrits ailleurs dans des assurances vies ; j'ai ainsi pu optimiser mes placements

août 2024

Olga A.

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Mr Cavaillès s'est de quoi il parle. C'est un professionnel avec un grand cœur ! Je vous le recommande mille fois. Avec lui, vous savez où vous allez et à quoi vous attendre. Pas de surprise. Il est droit, réglo, honnête. Vous pouvez y aller les yeux fermés.

mars 2024

Anthony C.

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★★★★★
Très satisfait des services apportés par Mr CAVAILLES, une personne alliant compétence, écoute du client, disponibilité et possédant également la capacité de vulgariser très facilement ses propos afin de se faire comprendre de son interlocuteur.

février 2024

Émilie Q.

Avis Google

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Florent est un véritable conseiller, à l'écoute, force de proposition. Il m'a trouvé des solutions de placement à titre privé et professionnel en totale adéquation avec mes besoins et attentes

mai 2023

Choisir la défiscalisation qui sert vraiment vos intérêts

Nous chiffrons votre potentiel, qualifions l'investissement avant l'avantage fiscal, et comparons les dispositifs dans votre seul intérêt. Le bon levier dépend de votre situation, pas d'un produit prédéfini.

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À VOS QUESTIONS

Vos questions sur la défiscalisation

Il n'existe pas de meilleur dispositif dans l'absolu : tout dépend de votre tranche marginale d'imposition, de la nature de vos revenus et de vos objectifs patrimoniaux. Pour un contribuable percevant des loyers nus, le déficit foncier est souvent le levier le plus efficace et le plus sûr, car il s'appuie sur des travaux réels sans entrer dans le plafond des niches fiscales. Pour un foyer fortement imposé cherchant un coup de pouce ponctuel, le Girardin industriel peut offrir un rendement fiscal supérieur à la mise, au prix d'un risque réel. La règle reste la même : on ne choisit jamais un dispositif pour sa réduction d'impôt, mais pour la qualité de l'investissement qu'il finance.

Oui, c'est même l'un des leviers les plus accessibles. Les versements volontaires sur un plan épargne retraite (PER) se déduisent de votre revenu imposable, dans la limite de votre plafond épargne retraite, indiqué sur votre avis d'imposition (en général autour de 10 % de vos revenus professionnels). L'économie réalisée dépend de votre tranche marginale d'imposition : plus elle est élevée, plus la déduction est avantageuse. À 41 %, un versement de 5 000 € génère environ 2 050 € d'économie d'impôt la même année. La contrepartie est double : l'épargne reste bloquée jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi, et la sortie (en capital ou en rente) est fiscalisée. Le PER est donc surtout intéressant si votre tranche d'imposition à la retraite sera plus basse qu'aujourd'hui.

Le déficit foncier naît lorsque les charges déductibles d'un bien loué nu (travaux d'entretien, de réparation, intérêts d'emprunt, taxe foncière) dépassent les loyers encaissés. La part liée aux travaux s'impute d'abord sur vos autres revenus fonciers, puis jusqu'à 10 700 € par an sur votre revenu global imposable. Le surplus se reporte sur les revenus fonciers des dix années suivantes. C'est un levier puissant pour un propriétaire bailleur qui rénove un bien ancien, car il réduit l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. En contrepartie, le bien doit rester loué trois ans après la dernière imputation.

Le dispositif Jean Brun a été pensé pour prendre la suite du Pinel, dont la réduction d'impôt s'est éteinte fin 2024. Il recentre l'aide sur le logement locatif intermédiaire : un bien neuf ou assimilé, loué à un loyer plafonné, à des locataires sous conditions de ressources, dans des zones tendues. En échange de cet engagement de location de plusieurs années, l'investisseur bénéficie d'une réduction d'impôt. Les modalités précises (taux, zonage, plafonds) sont encadrées et susceptibles d'évoluer : c'est typiquement le genre de dispositif à analyser à froid, car la rentabilité réelle dépend du prix d'achat, pas seulement de l'avantage fiscal affiché.

La loi Denormandie est le pendant ancien du mécanisme Pinel. Elle vise l'achat d'un logement à rénover dans l'une des communes éligibles (centres-villes anciens dégradés, programmes Action Cœur de Ville). Pour ouvrir droit à la réduction d'impôt, les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût total de l'opération et améliorer la performance énergétique ou moderniser le logement. La réduction, calculée sur le prix de revient dans la limite de 300 000 €, varie de 12 à 21 % selon la durée d'engagement de location (6, 9 ou 12 ans). C'est un dispositif intéressant pour redonner vie à de l'ancien, à condition de bien choisir l'emplacement et de maîtriser le budget travaux.

La loi Malraux s'adresse aux contribuables fortement imposés qui souhaitent investir dans la restauration d'immeubles situés en site patrimonial remarquable. La réduction d'impôt atteint 22 ou 30 % du montant des travaux (selon la zone), dans la limite de 400 000 € de dépenses sur quatre ans, et elle échappe au plafond global des niches fiscales. Ce n'est pas un dispositif réservé aux très grandes fortunes, mais il suppose une capacité d'investissement et une appétence pour la pierre de caractère. Le suivi des travaux par un architecte des Bâtiments de France encadre strictement l'opération.

Le Girardin industriel consiste à investir à fonds perdus dans du matériel industriel exploité en outre-mer, en échange d'une réduction d'impôt supérieure au montant investi, obtenue dès l'année suivante. Le rendement fiscal est réel, mais le risque l'est aussi : si l'exploitant ultramarin défaille ou si le montage ne respecte pas les conditions légales pendant cinq ans, l'administration peut reprendre l'avantage fiscal. La sélection du monteur et la solidité juridique du dossier font toute la différence. C'est un outil de niche, à réserver aux foyers très imposés et bien conseillés, jamais à souscrire sur la seule promesse d'un rendement.

Le choix entre loueur en meublé non professionnel (LMNP) et professionnel (LMP) dépend du niveau de vos recettes locatives et de leur poids dans vos revenus. En LMNP, vous restez dans une logique d'investissement passif : l'amortissement du bien et du mobilier neutralise tout ou partie de l'impôt sur les loyers, sans cotisations sociales. Le statut LMP, déclenché au-delà de 23 000 € de recettes annuelles dépassant vos autres revenus d'activité, ouvre d'autres avantages (imputation des déficits, exonération de plus-value sous conditions) mais entraîne des cotisations sociales. Le bon arbitrage se fait en fonction de votre situation globale, pas d'une règle universelle.

Oui. Un don à un organisme d'intérêt général ouvre droit à une réduction d'impôt sur le revenu de 66 % du montant versé, dans la limite de 20 % du revenu imposable, avec report possible sur cinq ans en cas de dépassement. Pour les dons aux organismes d'aide aux personnes en difficulté (hébergement, repas, soins), le taux monte à 75 % dans la limite d'un plafond spécifique réévalué chaque année. C'est l'une des rares défiscalisations à la fois simple, sans risque financier et porteuse de sens. Elle se combine avec les autres dispositifs.