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mai 2023
Le fonds euros sécurise le capital, les unités de compte cherchent la performance. Comprendre leurs logiques, le rendement attendu en 2026 et comment doser les deux selon votre horizon.
En bref
Le fonds euros protège le capital, les unités de compte visent le rendement. La bonne allocation se construit sur votre horizon, pas sur un produit prédéfini.
Une assurance-vie n'est pas un placement en soi : c'est une enveloppe qui accueille deux grandes familles de supports. D'un côté le fonds euros, dont le capital est protégé par l'assureur. De l'autre les unités de compte, dont la valeur fluctue avec les marchés. Une bonne assurance-vie se joue dans la façon de combiner ces deux moteurs, l'un pour la sécurité, l'autre pour la performance.
Pendant des années, le fonds euros a dominé l'épargne française parce qu'il offrait un rendement correct sans risque sur le capital. La baisse des taux a changé la donne, avant que leur remontée ne lui redonne de l'attrait. Les unités de compte, elles, ont gagné du terrain pour le rendement de long terme. La question n'est pas de choisir l'un contre l'autre, mais de doser les deux selon votre horizon et votre tolérance au risque.
Ce guide détaille la logique de chaque support, le rendement attendu en 2026, les fonds euros nouvelle génération, la faisabilité d'un contrat en fonds euros uniquement, puis la méthode pour construire une allocation cohérente, dans votre seul intérêt.
Deux logiques complémentaires
Capital protégé par l'assureur, rendement modéré et régulier. La part sécurité du contrat.
Actions, obligations, immobilier, fonds diversifiés. Plus de potentiel, plus de variation.
Un compromis : garantie partielle du capital contre un rendement visé supérieur.
Le bon dosage entre les trois, calibré sur votre horizon et révisé dans le temps.
Le fonds euros repose sur un principe simple : l'assureur garantit le capital versé, net des frais, et y ajoute chaque année les intérêts générés. Une fois crédités, ces intérêts sont définitivement acquis : c'est l'effet cliquet. Le capital ne peut pas baisser du fait des marchés : c'est le seul support sécurisé d'une assurance-vie.
Cette sécurité a un coût : le rendement. Investi majoritairement en obligations d'État et d'entreprises, le fonds euros suit les taux obligataires. Après des années de baisse, la remontée des taux a relancé les rendements. En 2026, l'ordre de grandeur se situe autour de 2,5 à 3,5 % pour un fonds euros classique ; les meilleurs contrats dépassent parfois ce niveau via des bonus de rendement conditionnés à une part d'unités de compte. Ces chiffres sont indicatifs et varient selon l'assureur et la composition du fonds.
Un point souvent négligé : sur le fonds euros, les prélèvements sociaux (17,2 % pour l'assurance-vie) sont prélevés chaque année sur les intérêts, au fil de l'eau. Le rendement net annoncé tient parfois compte de ce prélèvement, parfois non, d'où l'importance de comparer des rendements nets entre eux. Après prélèvements sociaux et inflation, le gain réel d'un fonds euros peut se révéler modeste, ce qui justifie d'y associer d'autres supports sur un horizon long.
Exemple chiffré
100 000 € placés à 3 % brut sur un fonds euros
Sur une année, le fonds crédite 3 000 € d'intérêts. Les prélèvements sociaux de 17,2 % sont retenus dès le crédit, soit 516 €. Il reste 2 484 € nets, c'est-à-dire un rendement net de prélèvements sociaux de 2,48 %. Si l'inflation atteint 2 %, le gain réel se réduit à environ 0,5 %. C'est tout le paradoxe d'un placement sûr : il protège le capital nominal, mais préserve mal le pouvoir d'achat sur la durée.
Rendement fonds euros : repères indicatifs 2026
Repères indicatifs, non contractuels. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs. Les unités de compte ne garantissent pas le capital.
Face à la baisse historique des rendements, les assureurs ont conçu les fonds euros nouvelle génération, parfois appelés fonds euros dynamiques. Le principe : accepter une part d'actifs plus performants et plus volatils (immobilier, actions, private equity, infrastructures) au sein du fonds, en échange d'une garantie du capital légèrement abaissée, souvent de 90 à 98 % au lieu de 100 %.
L'objectif : un rendement supérieur au fonds euros classique, avec un ordre de grandeur visé de 3 à 4,5 % selon les contrats, tout en gardant un plancher de protection plus rassurant qu'une exposition directe aux marchés. En contrepartie, l'accès est souvent conditionné à un pourcentage minimum investi en unités de compte sur le contrat.
Ces fonds conviennent à un épargnant qui souhaite un peu plus de performance qu'un fonds euros classique sans s'exposer pleinement aux unités de compte. On les retrouve chez la plupart des grands assureurs et distributeurs, sous des noms maison : fonds euros immobiliers, fonds euros à dominante actifs réels, fonds euros croissance. Leur qualité varie fortement d'un contrat à l'autre : composition, niveau réel de garantie (90 %, 95 % ou 98 % selon les contrats), frais et conditions d'accès méritent un examen attentif. Deux fonds euros nouvelle génération affichés au même rendement peuvent cacher des niveaux de protection très différents, ce qu'un regard objectif permet de comparer sans parti pris.
Les unités de compte regroupent tous les supports d'une assurance-vie dont la valeur n'est pas garantie : fonds actions, fonds obligataires, fonds diversifiés, ETF, SCPI et OPCI, supports thématiques. Leur valeur monte et descend avec les marchés sous-jacents. Cette absence de garantie est la contrepartie d'un potentiel de rendement supérieur sur le long terme.
Sur le court terme, les unités de compte peuvent perdre de la valeur. Sur un horizon de huit ans et plus, et avec une allocation diversifiée, elles offrent historiquement un meilleur couple rendement-risque que le fonds euros seul. Le risque se pilote par quatre leviers : la diversification des supports, la part raisonnable allouée dans le contrat, l'horizon de placement et un suivi régulier. Un atout fiscal s'y ajoute : sur les unités de compte, les prélèvements sociaux ne sont dus qu'au rachat, ce qui laisse les gains se capitaliser sans frottement annuel.
L'écueil le plus courant n'est pas le risque de marché, mais les frais et la qualité des supports proposés. Beaucoup de contrats logent des fonds maison chargés en frais et rémunérés par rétrocession. Comparer les supports sur leurs frais réels et la qualité de la société de gestion change radicalement le résultat sur vingt ans.
« Le risque des unités de compte se pilote. Ce qu'on ne rattrape pas, ce sont des frais trop élevés payés pendant vingt ans. »
C'est une demande fréquente chez les épargnants prudents : une assurance-vie en fonds euros uniquement, pour ne prendre aucun risque sur le capital. C'est encore possible, mais les assureurs encadrent de plus en plus cette option. Beaucoup imposent désormais une part minimale en unités de compte sur les versements, par exemple 30 % en UC pour accéder au fonds euros, ou réservent leurs meilleurs fonds euros aux contrats diversifiés.
Un contrat 100 % fonds euros sécurise le capital, mais son rendement, une fois retirés les prélèvements sociaux et l'inflation, peut s'avérer limité, voire à peine positif en termes réels certaines années. Pour une épargne de précaution ou un besoin à court terme, c'est cohérent. Pour un capital placé à dix ou quinze ans, renoncer totalement aux unités de compte revient souvent à laisser du rendement de côté.
La bonne approche n'est pas binaire. On peut sécuriser en fonds euros la part dont vous aurez besoin à court ou moyen terme, et introduire une dose mesurée et progressive d'unités de compte sur le reste, calibrée selon votre tolérance au risque. C'est exactement ce travail d'arbitrage que nous menons, sans intérêt à vous orienter vers un support plutôt qu'un autre.
Il n'existe pas de répartition universelle entre fonds euros et unités de compte. La clé tient en deux paramètres : votre horizon de placement et votre tolérance au risque. Plus l'argent peut rester investi longtemps, plus une part d'unités de compte devient pertinente, car le temps lisse les variations de marché. Les profils ci-dessous sont des illustrations indicatives, jamais une recommandation toute faite.
| Profil indicatif | Fonds euros | Unités de compte |
|---|---|---|
| Prudent / horizon court | 80-100 % | 0-20 % |
| Équilibré / horizon moyen | 50-70 % | 30-50 % |
| Dynamique / horizon long | 20-40 % | 60-80 % |
| Offensif / horizon long, averti | 0-20 % | 80-100 % |
Ces grilles ne sont qu'un point de départ. Une allocation se construit aussi en fonction de votre patrimoine global : si une épargne de précaution est déjà sécurisée ailleurs, votre assurance-vie peut viser plus de performance. À l'inverse, si elle constitue votre principale réserve disponible, le fonds euros y prend plus de place. L'allocation se revoit ensuite dans le temps, au fil des marchés et de l'évolution de vos projets. Pour un objectif de retraite, la même logique s'applique entre votre assurance-vie et un plan d'épargne retraite : nous l'expliquons dans notre comparatif assurance-vie ou PER.
Les unités de compte présentent un risque de perte en capital : leur valeur, soumise aux fluctuations des marchés, peut varier à la hausse comme à la baisse. Les rendements passés du fonds euros ne préjugent pas des rendements futurs. Les chiffres cités sont indicatifs et non contractuels. Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.
Le choix entre fonds euros et unités de compte n'est jamais qu'une affaire de pourcentage. Il dépend de la qualité du contrat, des frais réels de chaque support et de la cohérence de l'ensemble avec votre situation. C'est là que la transparence sur notre rémunération change la donne : vous connaissez précisément comment nous sommes rémunérés avant toute recommandation, ce qui garantit que la sélection des fonds euros, des unités de compte ou des SCPI se fait sur leurs seuls mérites.
Concrètement, nous comparons les contrats sur leurs frais réels et la qualité de leur gestion, nous calibrons la part d'unités de compte selon votre horizon, et nous révisons l'allocation au fil du temps. Pour les particuliers comme pour les familles, quel que soit le point de départ, l'objectif reste le même : une allocation lisible, alignée sur vos projets, sans biais commercial.
29 avis Google, tous 5 étoiles. Un accompagnement patrimonial à Toulouse, Castres et Albi.
Jacques C.
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mai 2023
Mel I.
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Professionnel, pedaguo, dispo et à l'écoute merci pour les conseils.
décembre 2023
Clément B.
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Satisfait du conseil en gestion et également du placement proposé. Je recommande cette entreprise!
janvier 2023
Coralie M.
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Merci Florent pour vos conseils avisés et vos explications
décembre 2023
Adrien B.
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Conseiller à l'écoute et compétent. Je recommande !
mai 2023
Émilie P.
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mai 2023
Benjamin M.
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novembre 2023
Benjamin F.
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J'ai fait appel à Florent pour des conseils stratégiques sur ma situation personnelle, en seulement quelques minutes, il a parfaitement compris ma ligne directrice et m'a proposé des solutions adaptées avec un suivi à court, moyen et long terme, au top 👌🏼
juin 2026
On me demande souvent s'il faut « rester en fonds euros » ou « passer aux unités de compte ». La question est mal posée. Le fonds euros n'est pas un placement dépassé, c'est la part qui sécurise ce dont vous aurez besoin demain. Les unités de compte ne sont pas un pari, c'est la part qui travaille sur dix ou quinze ans. Les deux ont un rôle, et ce rôle dépend de votre horizon, pas de la mode du moment.
Ce que je regarde en premier, ce n'est pas le pourcentage, ce sont les frais et la qualité des supports. Un contrat chargé en frais et rempli de fonds maison dont la distribution est rémunérée détruit du rendement, années après années, que vous soyez prudent ou offensif. Notre travail, avec une rémunération connue avant tout engagement, c'est de choisir des supports sur leurs seuls mérites et de doser l'allocation pour qu'elle tienne dans la durée.
La documentation commerciale sera remise par votre Conseiller concomitamment à votre Rapport de Conseil et d'Adéquation qui comportera un rappel sur les avantages, inconvénients et risques des produits alors conseillés. Les produits d'investissement sont des investissements long terme qui n'offrent aucune garantie de rendement ou de performance et peuvent présenter, pour certains, un risque de perte en capital et de liquidité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Florent Cavailles analyse vos contrats existants, compare les frais réels et calibre la part de fonds euros et d'unités de compte adaptée à votre horizon, dans votre seul intérêt.
Après plusieurs années de baisse, les fonds euros se sont redressés avec la remontée des taux obligataires. En 2026, l'ordre de grandeur se situe autour de 2,5 à 3,5 % pour un fonds euros classique, et les meilleurs contrats peuvent dépasser ce niveau grâce à des bonus de rendement. Ces chiffres sont indicatifs : le rendement réel dépend du contrat, de la composition du fonds et de la politique de l'assureur. Le capital reste protégé hors frais, ce qui distingue le fonds euros de tous les autres supports.
Un fonds euros nouvelle génération (ou fonds euros dynamique) accepte une part d'actifs plus risqués (immobilier, actions, private equity) en échange d'une garantie du capital légèrement réduite, souvent de 90 à 98 % au lieu de 100 %. L'objectif est d'aller chercher un rendement supérieur au fonds euros classique tout en limitant fortement le risque de perte. En contrepartie, l'accès est parfois conditionné à un pourcentage minimum investi en unités de compte. C'est un compromis intéressant pour un épargnant qui veut un peu plus de performance sans s'exposer pleinement aux marchés.
Oui, il reste possible de souscrire ou d'alimenter une assurance-vie en fonds euros uniquement, mais les assureurs encadrent de plus en plus cette option. Beaucoup imposent désormais une part minimale en unités de compte sur les versements (par exemple 30 % en UC pour accéder au fonds euros), ou réservent leurs meilleurs fonds euros aux contrats diversifiés. Une assurance-vie 100 % fonds euros sécurise le capital, mais son rendement, après prélèvements sociaux et inflation, peut rester limité. Pour un horizon long, une dose mesurée d'unités de compte améliore souvent le couple rendement-risque.
Les unités de compte ne garantissent pas le capital : leur valeur suit celle des supports sous-jacents (actions, obligations, immobilier, fonds diversifiés). Sur le court terme, elles peuvent baisser. Sur le long terme, et avec une allocation diversifiée, elles offrent un potentiel de rendement supérieur au fonds euros. Le risque se pilote : choix des supports, diversification, horizon de placement et part raisonnable dans le contrat. C'est le rôle d'un conseil objectif que de calibrer cette exposition selon votre situation, sans intérêt à pousser tel ou tel fonds.
Il n'existe pas de répartition universelle. La clé est votre horizon et votre tolérance au risque. Pour une épargne disponible à court terme, le fonds euros domine. Pour un capital placé à dix ans ou plus, une part significative d'unités de compte est généralement pertinente. Une approche courante consiste à sécuriser ce dont vous aurez besoin à court terme en fonds euros, et à exposer le reste progressivement. Cette répartition se revoit dans le temps, au fil des marchés et de l'évolution de vos projets.
Oui. Sur le fonds euros, les prélèvements sociaux (17,2 % pour l'assurance-vie) sont prélevés chaque année sur les intérêts crédités, au fil de l'eau. Sur les unités de compte, ils ne sont dus qu'au moment d'un rachat ou du dénouement du contrat, sur la plus-value effectivement réalisée. Cette différence de calendrier fiscal joue en faveur des unités de compte sur le long terme, car les gains restent capitalisés sans frottement annuel.